Affichage des articles dont le libellé est Amour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Amour. Afficher tous les articles

vendredi 4 mai 2012

I never want to see you again



Tout a coup investie des plus belles motivations, ma vie plus belle, les livres s'enchaînent, les hommes aussi. Aucun ne retient mon attention. Je ne fais que de me buter contre mes démons du passé. Je passe d'amitié en amitié, mes amours ne le sont que le temps de soirées et je ne m'octroie comme pauses que de longs sommeils léthargiques. Des pauses durant lesquelles mes seules réflexions demeurent en l'état de rêves. Mon instinct guide désormais toute ma vie. Et c'est fort joli.

L'amour je le recherchais sans cesse. Maintenant je me dicte cette question : pourquoi donc ?
Mes tentatives me blessent. Je sais que ce train de vie me blessera lui aussi. Mais plus tard, plus tard... Vivons dans un présent malsain qui a l'air rose et pur, nous verrons, nous vivrons le pire ensuite...

Je n'ai pas encore réfléchi à comment me débarrasser de mes sentiments d'aujourd'hui. Il en subsiste toujours. Je n'en suis pas malade. Je me sais normale. Je ne m'en cache pas. Enfin pas de tous..

Si voyons, bien sûr que je suis malade de certains. Et que je continuerai à l'être. Parce que je ne peux pas m'en cacher.

Alors je prétends, toujours, que je ne veux plus jamais les voir.

mardi 24 avril 2012

Danish Loneliness


Croire que c'est facile, croire se balader, une couronne dorée d'aura quelque part sur soi, agir avec désinvolture criminelle, voilà cette créature que je suis au contraire, d'elle, devenue. Ce fut facile, oui, de me laisser porter, belle en ingénue, dans ma naïveté, dans mes propres convictions. Sans aucune cause, ni justification, je me pavanai en reine, dans les rues vides de ma vie, l'esprit, tout aussi peuplé que celle ci, pas de raison, pas de souci, la tête, juste vide. Aucun moyen de réaliser ni de voir, si ce n'est, dans l'éclat brisé d'un miroir, l'affreuse personne que je suis et que j'ai voulu sans modération incarner.

Je me sens, seulement, mal d'être celle que je suis devenue.

Les dates et les noms, de noir et rouge vêtus, sont alors les seuls vestiges d'une époque, bien connue, flamboyante, où se dévêtir, face à l'inconnu était le détail de la soirée. Car le sublime n'a seulement consisté qu'en les regards, les sourires et ces moments d'hésitation. Élégance me dirais tu. Nous avons seulement compris à quel point nous ne désirions qu'une seule chose, nous avons seulement ingéré cette faim d'aller plus loin, et compris à regrets voire à douleurs aiguës le manque de vérité, caché derrière ces noms, ces noms-ci exactement.

Vois-tu.

Les collectionner n'est pas sans douleur. Les collectionner n'est pas sans regret. Ils ne sont pas que des corps à unique utilité. Ils ne sont pas tous comme les autres. Ils ne servent pas qu'une seule fois à rendre une femme heureuse ou comblée. Aimons, ou cherchons à aimer.

Ou c'est la chute.

mardi 3 avril 2012

Just average



Je cherche, quelque part, cette personne. Et je ne la cherche pas. Parce que je suis lâche. Parce que j'essaie toujours de revenir sur mes pas, mes pas mes acquis. De me retourner, de scruter encore les regards en y cherchant une flamme, encore parfois présente. Ou suis-je en train d'y rêver. Ou voudrais-je les raviver. Chaque jour j'ai l'impression que mes efforts sont vains. Et chaque jour mon espoir est immense. Assise dans ma baignoire, recroquevillée, l'eau coulant effaçant mes déceptions, je pense à celui qui me hante, autant que j'aimerais hanter ses pensées. J'aimerais que tu sois là à me consoler, très largement, de mes difficultés, en me faisant encore rêver sur le prototype, le fantasme, le parfait genre d'être qu'il me faudrait, qu'il faudrait, qui serait tel qu'il faudrait qu'il soit. Cesser d'encore croire à quelque chose de possible.

Que je te dise un secret, qui n'en est pas un s'il est écrit présentement, mais que je te dise à quel point je me sens perdue. A quel point mon cœur battait à l'idée de monter et de, peut être, le voir. A quel point cognait dans ma tête ce métronome affreusement irrégulier, en montant les escaliers, à quel point j'avais peur dans cette obscurité, peur qu'en un regard n'importe qui puisse comprendre, pourquoi j'étais là, dans cet état, à cette heure, dans cette tenue, je veux que tu saches comment je tremblais, ô combien j'étais prête à faillir, à m’effondrer, m'effriter, la main levée, prête à frapper à sa porte. Sans oser écouter, sans oser imaginer qu'elle puisse être avec lui, parce que je l'avais vue dans ses bras pendant la soirée, la tête irriguée non plus de sang mais d'alcool. Il y a eu quelqu'un. J'ai eu l'impression qu'il a tout compris. Je ne le sais toujours pas. Je ne sais même pas s'il pourrait être au courant. Peu de gens sont au courant en même temps.


J'aurais voulu que tu sois là, parce que c'est toi, parce que c'était là. J'aurais voulu trinquer, danser, rire, me moquer, immortaliser ces quelques heures avec toi. Mais ce n'est pas une complainte : c'est, d'ailleurs comme toujours, et une fois de plus, l'amitié.

lundi 20 février 2012

Si l'un d'entre eux


Si un seul au moins, voulait me serrer la main, frôler mes cheveux, approcher ses pieds des miens, jouer à l'lindifférent menteur.
Si je retrouvais la ferveur des correspondances passionnées, si j'arrêtais enfin de le chercher, cet homme qui me fascinerait en tout, et pas seulement celui avec qui j'ai envie de coucher par dépit, encore faut-il faire comprendre à celui-ci que c'est de dépit ou d'ivresse, et non pas d'attirance. Mais je pense qu'il y croit, ca me désole. Celui ci ou celui là.

Il y a ceux qui me frôleraient volontiers de partout. Si au moins ils me plaisaient. Il y a ceux dont je voudrais les mains sur tout mon corps. Qu'ils commencent je ne les arrêterai pas. Leur coeur est déjà à d'autres ou leur esprit ailleurs. Alors j'attends, en sachant que c'est possible, de rencontrer cette idylle parfaite, mais je n'ai jamais la patience.

Je me sens comme les jeunes filles a peine écloses, soupirant sans cesse à l'attente des amours.

Tu me causes de chansons, je te cause d'Anna Calvi que tu ne portes dans ton coeur, et sans cesse passe First We Kiss.
C'est étonnant, oui, First We Kiss, ça te correspond plutot bien, des baisers j'en voudrais tout le temps, des baisers comme les tiens, comme ceux que tu reçois, des baisers sans retenue, où la gêne est là mais le temps d'un instant suspendue.

Et j'en veux toujours toujours plus.

mercredi 15 février 2012

The fury


Parce que cela me semble impossible à réaliser, parce que j'en mourrais, parce qu'à chaque fois que l'idée me traverse je sens une pelletée de terre, en plus, tomber sur moi mon esprit.

Parce que ces vers me transpercent, me délaissent, parce qu'ils me rappellent aux états passés, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les lire, parce qu'à chaque fois que je les entend je crois à une coïncidence perverse de la providence, parce que j'aimerais foutre en l'air toutes les associations que j'ai faites avec ce paragraphe bien précis.

Parce que je serais paralysée de vouloir aller vers lui, je serais plus que mal de me retrouver une fois de plus dans la même pièce que lui, parce que je voudrais me mutiler à chaque fois que mon regard se pose sur sa fenêtre allumée, parce que je ne sais plus, parce que je l'ai tellement aimé, j'ai tellement écrit de silences, aligné de trêves, jeté de mots vifs emplis d'événements éphémèrement heureux.

Non, plus rien à l'horizon qu'une étendue d'eau, car le sable j'en suis malade.

lundi 13 février 2012

Elle se nomme comme elle le veut



Oh cesse mon esprit rougit de flatteries, non, ces références me charment, m'enchantent, me donnent envie de me promener l'air heureux, juste l'air, parce que je ne me promène plus heureuse comme avant. Tu as tout effacé, tu réécris tout à ta manière, encore une fois, c'est joli, c'est charmant, c'est le summum des mots élégants, et d'ailleurs le mot élégant est sûrement le plus élégant des mots qui puisse être.

C'est Alix, la pomme venimeuse, le serpent de bonne augure, le rire difficile mais léger, le sourire facile mais dur, le regard complice, même plus besoin de mots, le talon qui bat la mesure sur le pavé, sur la musique de nos vies en sépia.

Nous rêvons de la Belle Époque, n'importe quand fût-elle, nous rêvons côte à côte à des milliers de kilomètres de distance, nous ne nous souhaitons que le plus beau, fusse la beauté source de malheur, de douleur.

La conscience de cette part de superficialité tout à fait justifiée, ce désir du vice, cette petite part misogyne en nous, alors qu'Ils sont aussi Tout. Se retrouver tout de suite casserait le charme, la distance ne fait que magnifier les promesses tues mais réelles, parce que cent fois je pourrais lui réécrire les mêmes choses, parce que quelque part même si les mots peuvent différer, le message sera toujours le même : souhaiter le meilleur à l'autre, souhaiter l'élégance et la beauté, souhaiter ce cadeau, que tu es, éternel.

Bien à toi.

Elsa.

dimanche 25 décembre 2011

Deal with it


L'amour, combien de temps dure t-il ? J'ai l'impression qu'une théorie plane sur nous. Que l'amour ne dure que le temps qu'il se plaît à durer, au fil des caprices qu'il s'est créé, que les amants ont fixé, et souvent sans le vouloir. Je ne crois pas aux amours cinématographiques dont on ne voit jamais la fin, parce que même pas filmé, je ne crois pas aux amours des romans parce que, justement, c'est romancé, je ne crois pas aux amours chantés, inventés, non je ne crois même pas à l'éternel bonheur de personnages fictifs. Pourtant. Oui pourtant j'ai tellement envie de voir ma vie façon Princesse de Clèves, sans souffrance, pourtant c'est si beau, façon Bovary, Bel-Ami, Sorel, de la manière des Zolas les plus terribles, pourtant je me fais toujours ces scénarios sans fond, juste la forme, pourtant lorsque je regarde à la fenêtre, en écoutant les plus poignantes des voix, je me crois moi aussi personnage. Je suis malheureuse.

Je n'ai même pas pleuré lorsqu'il fallait. J'ai l'impression que rien n'a changé. Rien n'a changé. Mais je veux dire : j'ai l'impression que c'est trop futile. Trop facile. Deux jours plus tard, soit aujourd'hui, je me suis mise à perler des yeux, sans le vouloir, sans comprendre, sous un total autre pretexte, parce que j'étais à fleur de peau, et croyant pleurer pour autre chose, j'ai bel et bien pleuré pour ça.

Ma rage était telle, tout de suite la colère, marque au fer rouge des moments de douleur, je ne me croyais pas telle, pas si banale, j'ai honte de ma situation, j'ai l'impression de ne plus savoir vivre, marcher, parler, aimer, oui surtout aimer, parce que mon amour je ne sais pas si je l'ai, toujours, ou s'il est parti au fil des jours.
Si je pleure, est-ce d'une simple tristesse en regret du passé, ou est-ce La Tristesse, celle qui vous redonne l'inspiration des jours noirs, celle qui vous consume, le magnifique spleen des sentiments ?

Je ne sais même pas, ce qui signifie que je sais déjà, que je tenais moins à lui que je ne le crois, que c'est sûrement une bonne chose, je m'en persuade déjà pour ne pas, encore, verser les larmes de ma honte.