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mardi 24 avril 2012

Danish Loneliness


Croire que c'est facile, croire se balader, une couronne dorée d'aura quelque part sur soi, agir avec désinvolture criminelle, voilà cette créature que je suis au contraire, d'elle, devenue. Ce fut facile, oui, de me laisser porter, belle en ingénue, dans ma naïveté, dans mes propres convictions. Sans aucune cause, ni justification, je me pavanai en reine, dans les rues vides de ma vie, l'esprit, tout aussi peuplé que celle ci, pas de raison, pas de souci, la tête, juste vide. Aucun moyen de réaliser ni de voir, si ce n'est, dans l'éclat brisé d'un miroir, l'affreuse personne que je suis et que j'ai voulu sans modération incarner.

Je me sens, seulement, mal d'être celle que je suis devenue.

Les dates et les noms, de noir et rouge vêtus, sont alors les seuls vestiges d'une époque, bien connue, flamboyante, où se dévêtir, face à l'inconnu était le détail de la soirée. Car le sublime n'a seulement consisté qu'en les regards, les sourires et ces moments d'hésitation. Élégance me dirais tu. Nous avons seulement compris à quel point nous ne désirions qu'une seule chose, nous avons seulement ingéré cette faim d'aller plus loin, et compris à regrets voire à douleurs aiguës le manque de vérité, caché derrière ces noms, ces noms-ci exactement.

Vois-tu.

Les collectionner n'est pas sans douleur. Les collectionner n'est pas sans regret. Ils ne sont pas que des corps à unique utilité. Ils ne sont pas tous comme les autres. Ils ne servent pas qu'une seule fois à rendre une femme heureuse ou comblée. Aimons, ou cherchons à aimer.

Ou c'est la chute.

lundi 13 février 2012

Elle se nomme comme elle le veut



Oh cesse mon esprit rougit de flatteries, non, ces références me charment, m'enchantent, me donnent envie de me promener l'air heureux, juste l'air, parce que je ne me promène plus heureuse comme avant. Tu as tout effacé, tu réécris tout à ta manière, encore une fois, c'est joli, c'est charmant, c'est le summum des mots élégants, et d'ailleurs le mot élégant est sûrement le plus élégant des mots qui puisse être.

C'est Alix, la pomme venimeuse, le serpent de bonne augure, le rire difficile mais léger, le sourire facile mais dur, le regard complice, même plus besoin de mots, le talon qui bat la mesure sur le pavé, sur la musique de nos vies en sépia.

Nous rêvons de la Belle Époque, n'importe quand fût-elle, nous rêvons côte à côte à des milliers de kilomètres de distance, nous ne nous souhaitons que le plus beau, fusse la beauté source de malheur, de douleur.

La conscience de cette part de superficialité tout à fait justifiée, ce désir du vice, cette petite part misogyne en nous, alors qu'Ils sont aussi Tout. Se retrouver tout de suite casserait le charme, la distance ne fait que magnifier les promesses tues mais réelles, parce que cent fois je pourrais lui réécrire les mêmes choses, parce que quelque part même si les mots peuvent différer, le message sera toujours le même : souhaiter le meilleur à l'autre, souhaiter l'élégance et la beauté, souhaiter ce cadeau, que tu es, éternel.

Bien à toi.

Elsa.

jeudi 9 février 2012

Bonjour fantômes



Vous allez croire que je me répète, mais je trouvais cela beau. Pourquoi parler de répétition? Parce que je l'ai écrit quelque part ailleurs. Quelque part je m'en veux. Mais je me dis que ces mots là méritent d'être ici, aussi. Ainsi les voici ;

"

Les bouches de belles dents
De l'heureux sacrifice
Cet appétit du drame
Pour noyer l'ennui

Juste cela me semblait beau
Surtout l'ennui n'est ce pas ?
Je veux me tenir loin, très loin des jalousies.

Même si je ne suis pas le maître, dirait-on la maîtresse,
des mots. C'est moi qu'ils aiment, mais ce n'est pas à moi qu'il sont vraiment liés, un jour un autre c'est quelqu'un d'autre qu'ils ont aimé. Alors j'apparais dans leur défilement perpétuel comme pour braver leur vie chaste, pleine de figures répétées, mais après tout pourquoi ce véritable amour devrait-il être condamné ?
Je ne peux aller aussi loin que lui en la recherche d'absurdité;
C'est une absurdité que je trouve si belle et recherchée.
Un niveau que je ne pourrais atteindre.
Oh désolée pour ces rimes. Dans l'idée elles me semblaient belles, adaptées, dans l'écriture plutôt agréables.
Dans la lecture assez laides. Mais si je trouvais cela beau dans ma spontanéité, autant laisser les choses comme elles étaient :

vraies."


mercredi 14 décembre 2011

Bonjour l'aube et la fin des regards


Tout simplement parce que mes paupières commencent à se fermer, je sais quelle est la journée qui m'attend et je l'envie dans le fait qu'elle n'existe pas encore, si ce n'est que dans nos expectatives. J'envie les moments qui ne sont pas encore passés par la case présent. Pour l'aura et la lumière magnifique, prometteuse qu'ils projettent sur nos êtres en quête d'une beauté que l'on veut toujours plus.. belle. Comme sortir un soir en se disant que l'on rencontrera peut être celui qui peuplera notre vie et qui la peuplera longtemps, de manière si complète.. Sortir un soir en pensant hédonisme, en pensant que tout se passera sûrement bien, oui parce qu'on le veut.

At five none is awake

Je regrette le passé, la terrasse du Foy, il ne répond plus à mes messages et j'ai peur de perdre les moments que je passais avec lui à parler Kooples et Stendhal, Monsieur si près si loin, éternelle figure antique aux mots dépassés et beaux, viens avec moi braver les fantaisies du ciel parler des beautés de ce monde.