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vendredi 4 mai 2012

I never want to see you again



Tout a coup investie des plus belles motivations, ma vie plus belle, les livres s'enchaînent, les hommes aussi. Aucun ne retient mon attention. Je ne fais que de me buter contre mes démons du passé. Je passe d'amitié en amitié, mes amours ne le sont que le temps de soirées et je ne m'octroie comme pauses que de longs sommeils léthargiques. Des pauses durant lesquelles mes seules réflexions demeurent en l'état de rêves. Mon instinct guide désormais toute ma vie. Et c'est fort joli.

L'amour je le recherchais sans cesse. Maintenant je me dicte cette question : pourquoi donc ?
Mes tentatives me blessent. Je sais que ce train de vie me blessera lui aussi. Mais plus tard, plus tard... Vivons dans un présent malsain qui a l'air rose et pur, nous verrons, nous vivrons le pire ensuite...

Je n'ai pas encore réfléchi à comment me débarrasser de mes sentiments d'aujourd'hui. Il en subsiste toujours. Je n'en suis pas malade. Je me sais normale. Je ne m'en cache pas. Enfin pas de tous..

Si voyons, bien sûr que je suis malade de certains. Et que je continuerai à l'être. Parce que je ne peux pas m'en cacher.

Alors je prétends, toujours, que je ne veux plus jamais les voir.

jeudi 12 janvier 2012

Les départs arrivent


Je me sens tout le temps prise au dépourvu. A chaque fois je me demande quand est-ce que je prendrai le temps de pleurer, quand est-ce que je prendrai le temps de réaliser la fin des moments, les voyages des autres, les ruptures bruyantes ou silencieuses, parce que finalement ma tristesse est étalée sur de longs mois, sans que je puisse réellement réaliser pourquoi je me sens mal. Au final je ne prends même plus le temps de penser à ma tristesse, elle m'accompagne, c'est une mélancolie constante, je n'arrive pas à résoudre ces états, parce qu'ils ne me plaisent pas, pas tellement, non.

dimanche 25 décembre 2011

Deal with it


L'amour, combien de temps dure t-il ? J'ai l'impression qu'une théorie plane sur nous. Que l'amour ne dure que le temps qu'il se plaît à durer, au fil des caprices qu'il s'est créé, que les amants ont fixé, et souvent sans le vouloir. Je ne crois pas aux amours cinématographiques dont on ne voit jamais la fin, parce que même pas filmé, je ne crois pas aux amours des romans parce que, justement, c'est romancé, je ne crois pas aux amours chantés, inventés, non je ne crois même pas à l'éternel bonheur de personnages fictifs. Pourtant. Oui pourtant j'ai tellement envie de voir ma vie façon Princesse de Clèves, sans souffrance, pourtant c'est si beau, façon Bovary, Bel-Ami, Sorel, de la manière des Zolas les plus terribles, pourtant je me fais toujours ces scénarios sans fond, juste la forme, pourtant lorsque je regarde à la fenêtre, en écoutant les plus poignantes des voix, je me crois moi aussi personnage. Je suis malheureuse.

Je n'ai même pas pleuré lorsqu'il fallait. J'ai l'impression que rien n'a changé. Rien n'a changé. Mais je veux dire : j'ai l'impression que c'est trop futile. Trop facile. Deux jours plus tard, soit aujourd'hui, je me suis mise à perler des yeux, sans le vouloir, sans comprendre, sous un total autre pretexte, parce que j'étais à fleur de peau, et croyant pleurer pour autre chose, j'ai bel et bien pleuré pour ça.

Ma rage était telle, tout de suite la colère, marque au fer rouge des moments de douleur, je ne me croyais pas telle, pas si banale, j'ai honte de ma situation, j'ai l'impression de ne plus savoir vivre, marcher, parler, aimer, oui surtout aimer, parce que mon amour je ne sais pas si je l'ai, toujours, ou s'il est parti au fil des jours.
Si je pleure, est-ce d'une simple tristesse en regret du passé, ou est-ce La Tristesse, celle qui vous redonne l'inspiration des jours noirs, celle qui vous consume, le magnifique spleen des sentiments ?

Je ne sais même pas, ce qui signifie que je sais déjà, que je tenais moins à lui que je ne le crois, que c'est sûrement une bonne chose, je m'en persuade déjà pour ne pas, encore, verser les larmes de ma honte.