La dernière fois, j´ai écrit un poème. Je ne sais pas vraiment quand. Puis quelques temps plus tard, je l'ai relu. Je ne sais pas quand non plus. Cela fait longtemps que je n'écris plus de poemes. Non que je les trouve ininteressants : j'ai simplement l'impression de n'en plus trouver le temps.
Ce poème donc : ce poème là très precisément. Je ne sais pas exactement quand il a été écrit certes, mais je peux affirmer que c'etait il n'y a pas si longtemps. Et je n´ai juste pas compris ce que ce poème faisait là, dans mon carnet, vêtu des plus belles couleurs de mon écriture. Etais-je dans une mauvaise passe ? Etais-je sous substances ? Ma mémoire n'étant pas si mauvaise que je le pense, j´ai juste dû accepter l'évidence.
J´ai donc eu honte de moi. Oui je vous le dit, je le confesse même : c'etait d´une horreur totale. Comment avais-je pu composer ce bouillon de culture de la prose ? L'ecrire de cet air inscouciant, croyant rejoindre mes maîtres, la face sérieuse et inspirée ? Dans les trefonds de mon air horrifié, il y avait évidemment de la deception : mais surtout de l´interrogation. Jésus Marie Joseph, que s´etait-il passé ? Que s'est-il passé depuis l'époque ( et je ris, quelque part, de qualifier "il y a quatre ans" "d'époque" ) où les poemes coulaient a flots, alimentés par cet instinct poétique, les mots s'alignant comme par magie sous ma plume de simili artiste ?
J'imagine qu'il me faudra juste quelques temps avant d'aligner les mots correctement, juste comme avant. Mais imaginez ma tristesse de vouloir être à nouveau cette jeune fille naïve et immature. Je suis triste de me tourner vers le passé, criant un terrible "à l'aide" à mon ancien moi, qui ne rêvait que de papillons. NB : j'appellais "papillons" l'amour volage. Pauvre de moi. Au moins une chose que je ne lui envie plus.
Elsa, ma chère Elsa, reviens me hanter, ne serait-ce qu'un petit peu. As tu changé ? J'espère quelque part que tu n'est plus tout à fait la même. Enmène moi voir d'autres horizons, même obscurs, ma main dans la tienne, ce sera toujours beau.
lundi 29 avril 2013
lundi 21 mai 2012
Bonjour obsessions
Plus rien ne sort, plus rien ne rentre, tout reste et se condamne au plus profond de soi. Lui, ce lieu, ces moments multiples et cette chanson, ce film horrifique. Les traiter d'obsessions ou de souvenirs ? Des deux. Dans mon instinct ils arrivent à percer, à me guider. Pour que quelques jours ne ne jure que par eux, ce qu'ils aiment, ce qu'ils sont. Que ma bouche n'aie envie que de traiter d'eux, leur beauté, leur absurdité, leur élégance et leur horreur, tellement ils m'ont fascinée. Quelle miséricordieuse tendancielle je fais. Influencée de toutes parts, mon esprit est fait de ce vide qui ne demande qu'à être comblé de tout.
vendredi 4 mai 2012
I never want to see you again
Tout a coup investie des plus belles motivations, ma vie plus belle, les livres s'enchaînent, les hommes aussi. Aucun ne retient mon attention. Je ne fais que de me buter contre mes démons du passé. Je passe d'amitié en amitié, mes amours ne le sont que le temps de soirées et je ne m'octroie comme pauses que de longs sommeils léthargiques. Des pauses durant lesquelles mes seules réflexions demeurent en l'état de rêves. Mon instinct guide désormais toute ma vie. Et c'est fort joli.
L'amour je le recherchais sans cesse. Maintenant je me dicte cette question : pourquoi donc ?
Mes tentatives me blessent. Je sais que ce train de vie me blessera lui aussi. Mais plus tard, plus tard... Vivons dans un présent malsain qui a l'air rose et pur, nous verrons, nous vivrons le pire ensuite...
Je n'ai pas encore réfléchi à comment me débarrasser de mes sentiments d'aujourd'hui. Il en subsiste toujours. Je n'en suis pas malade. Je me sais normale. Je ne m'en cache pas. Enfin pas de tous..
Si voyons, bien sûr que je suis malade de certains. Et que je continuerai à l'être. Parce que je ne peux pas m'en cacher.
Alors je prétends, toujours, que je ne veux plus jamais les voir.
mardi 24 avril 2012
Danish Loneliness
Croire que c'est facile, croire se balader, une couronne dorée d'aura quelque part sur soi, agir avec désinvolture criminelle, voilà cette créature que je suis au contraire, d'elle, devenue. Ce fut facile, oui, de me laisser porter, belle en ingénue, dans ma naïveté, dans mes propres convictions. Sans aucune cause, ni justification, je me pavanai en reine, dans les rues vides de ma vie, l'esprit, tout aussi peuplé que celle ci, pas de raison, pas de souci, la tête, juste vide. Aucun moyen de réaliser ni de voir, si ce n'est, dans l'éclat brisé d'un miroir, l'affreuse personne que je suis et que j'ai voulu sans modération incarner.
Je me sens, seulement, mal d'être celle que je suis devenue.
Les dates et les noms, de noir et rouge vêtus, sont alors les seuls vestiges d'une époque, bien connue, flamboyante, où se dévêtir, face à l'inconnu était le détail de la soirée. Car le sublime n'a seulement consisté qu'en les regards, les sourires et ces moments d'hésitation. Élégance me dirais tu. Nous avons seulement compris à quel point nous ne désirions qu'une seule chose, nous avons seulement ingéré cette faim d'aller plus loin, et compris à regrets voire à douleurs aiguës le manque de vérité, caché derrière ces noms, ces noms-ci exactement.
Vois-tu.
Les collectionner n'est pas sans douleur. Les collectionner n'est pas sans regret. Ils ne sont pas que des corps à unique utilité. Ils ne sont pas tous comme les autres. Ils ne servent pas qu'une seule fois à rendre une femme heureuse ou comblée. Aimons, ou cherchons à aimer.
Ou c'est la chute.
mardi 3 avril 2012
Just average
Je cherche, quelque part, cette personne. Et je ne la cherche pas. Parce que je suis lâche. Parce que j'essaie toujours de revenir sur mes pas, mes pas mes acquis. De me retourner, de scruter encore les regards en y cherchant une flamme, encore parfois présente. Ou suis-je en train d'y rêver. Ou voudrais-je les raviver. Chaque jour j'ai l'impression que mes efforts sont vains. Et chaque jour mon espoir est immense. Assise dans ma baignoire, recroquevillée, l'eau coulant effaçant mes déceptions, je pense à celui qui me hante, autant que j'aimerais hanter ses pensées. J'aimerais que tu sois là à me consoler, très largement, de mes difficultés, en me faisant encore rêver sur le prototype, le fantasme, le parfait genre d'être qu'il me faudrait, qu'il faudrait, qui serait tel qu'il faudrait qu'il soit. Cesser d'encore croire à quelque chose de possible.
Que je te dise un secret, qui n'en est pas un s'il est écrit présentement, mais que je te dise à quel point je me sens perdue. A quel point mon cœur battait à l'idée de monter et de, peut être, le voir. A quel point cognait dans ma tête ce métronome affreusement irrégulier, en montant les escaliers, à quel point j'avais peur dans cette obscurité, peur qu'en un regard n'importe qui puisse comprendre, pourquoi j'étais là, dans cet état, à cette heure, dans cette tenue, je veux que tu saches comment je tremblais, ô combien j'étais prête à faillir, à m’effondrer, m'effriter, la main levée, prête à frapper à sa porte. Sans oser écouter, sans oser imaginer qu'elle puisse être avec lui, parce que je l'avais vue dans ses bras pendant la soirée, la tête irriguée non plus de sang mais d'alcool. Il y a eu quelqu'un. J'ai eu l'impression qu'il a tout compris. Je ne le sais toujours pas. Je ne sais même pas s'il pourrait être au courant. Peu de gens sont au courant en même temps.
J'aurais voulu que tu sois là, parce que c'est toi, parce que c'était là. J'aurais voulu trinquer, danser, rire, me moquer, immortaliser ces quelques heures avec toi. Mais ce n'est pas une complainte : c'est, d'ailleurs comme toujours, et une fois de plus, l'amitié.
lundi 12 mars 2012
Two Against One
Il y a quelques jours sont nés, ou plutôt se sont réveillés, d'un long sommeil, deux personnes enfouies dans l'autre : Tom et Anna. J'ai revêtu la peau d'Anna. Me suis transformée, en une personne qu'est habituellement celle endossant le rôle de Tom.
Poupée parisienne, riche à flots, timide et quelque part maniérée, précieuse au possible et dans l'ombre de son compagnon d'ivresse : Tom, quand à lui, élève des chèvres en Isère.

C'est étrange ce que tu écris là, car quelque part, j'ai vécu une sorte d'exact contraire de ton récent vécu. L'ennui : il est là, tout le temps. Et le temps je le tue. Ou du moins j'aimerais. Mais quelque chose de terrible m'est arrivé : hésiter une semaine durant quant à la nature de mon désir pour lui. Alors, lorsque l'on est au bord d'une concrétisation incertaine, mon esprit est confus. Mes regards fuyants. Ou profonds. Puis mes yeux esquissent un lent changement de direction. Je veux qu'il ressente ce que je sens. Parallèlement je ne veux pas qu'il se fasse des idées. Mon dieu, si je savais ce que je voulais. L'amour et le sexe sont entre nous sujets jamais abordés. Ou ils deviennent tabous et créateurs de silences pesants. Des heures allongés l'un à côté de l'autre, des discussions passionnantes, des questions intérieures, constantes. A t-il envie de moi ? Mais surtout celle-ci :
Ai-je au moins envie de lui !
Après, je me suis dit que non. Mais c'était déjà trop tard, bien trop tard pour ne rien faire, car les choses étaient déjà faites. Je n'ai rien aimé. Du corps à l'esprit. Cela m'a rendue triste. Pour preuve, les choses faites, j'avais envie de pleurer. Pire, un instant j'ai pensé à l'abstinence pour une quinzaine de mois. Comme si était immuablement gravée cette amitié légèrement, trop légèrement ambigüe, sur le mur qui malgré tout nous sépare. Je sais que je ne tiendrai pas. De toute façon en ai-je encore l'envie. L'élégance m'a envahie : je la recherche partout, même dans les gestes bestiaux d'un acte comme celui-ci. Il n'y avait pas de mots, aucun de venait. Et tout à la fin, silencieux de malaise, sommairement rhabillés, cigarettes sur un lit défait, la seule conclusion nous venant à l'esprit fût celle-ci : "De toute façon ce n'était pas nous. C'était Tom et Anna."
"Clairement"
a t-il répondu.
Poupée parisienne, riche à flots, timide et quelque part maniérée, précieuse au possible et dans l'ombre de son compagnon d'ivresse : Tom, quand à lui, élève des chèvres en Isère.

C'est étrange ce que tu écris là, car quelque part, j'ai vécu une sorte d'exact contraire de ton récent vécu. L'ennui : il est là, tout le temps. Et le temps je le tue. Ou du moins j'aimerais. Mais quelque chose de terrible m'est arrivé : hésiter une semaine durant quant à la nature de mon désir pour lui. Alors, lorsque l'on est au bord d'une concrétisation incertaine, mon esprit est confus. Mes regards fuyants. Ou profonds. Puis mes yeux esquissent un lent changement de direction. Je veux qu'il ressente ce que je sens. Parallèlement je ne veux pas qu'il se fasse des idées. Mon dieu, si je savais ce que je voulais. L'amour et le sexe sont entre nous sujets jamais abordés. Ou ils deviennent tabous et créateurs de silences pesants. Des heures allongés l'un à côté de l'autre, des discussions passionnantes, des questions intérieures, constantes. A t-il envie de moi ? Mais surtout celle-ci :
Ai-je au moins envie de lui !
Après, je me suis dit que non. Mais c'était déjà trop tard, bien trop tard pour ne rien faire, car les choses étaient déjà faites. Je n'ai rien aimé. Du corps à l'esprit. Cela m'a rendue triste. Pour preuve, les choses faites, j'avais envie de pleurer. Pire, un instant j'ai pensé à l'abstinence pour une quinzaine de mois. Comme si était immuablement gravée cette amitié légèrement, trop légèrement ambigüe, sur le mur qui malgré tout nous sépare. Je sais que je ne tiendrai pas. De toute façon en ai-je encore l'envie. L'élégance m'a envahie : je la recherche partout, même dans les gestes bestiaux d'un acte comme celui-ci. Il n'y avait pas de mots, aucun de venait. Et tout à la fin, silencieux de malaise, sommairement rhabillés, cigarettes sur un lit défait, la seule conclusion nous venant à l'esprit fût celle-ci : "De toute façon ce n'était pas nous. C'était Tom et Anna."
"Clairement"
a t-il répondu.
lundi 20 février 2012
Si l'un d'entre eux

Si un seul au moins, voulait me serrer la main, frôler mes cheveux, approcher ses pieds des miens, jouer à l'lindifférent menteur.
Si je retrouvais la ferveur des correspondances passionnées, si j'arrêtais enfin de le chercher, cet homme qui me fascinerait en tout, et pas seulement celui avec qui j'ai envie de coucher par dépit, encore faut-il faire comprendre à celui-ci que c'est de dépit ou d'ivresse, et non pas d'attirance. Mais je pense qu'il y croit, ca me désole. Celui ci ou celui là.
Il y a ceux qui me frôleraient volontiers de partout. Si au moins ils me plaisaient. Il y a ceux dont je voudrais les mains sur tout mon corps. Qu'ils commencent je ne les arrêterai pas. Leur coeur est déjà à d'autres ou leur esprit ailleurs. Alors j'attends, en sachant que c'est possible, de rencontrer cette idylle parfaite, mais je n'ai jamais la patience.
Je me sens comme les jeunes filles a peine écloses, soupirant sans cesse à l'attente des amours.
Tu me causes de chansons, je te cause d'Anna Calvi que tu ne portes dans ton coeur, et sans cesse passe First We Kiss.
C'est étonnant, oui, First We Kiss, ça te correspond plutot bien, des baisers j'en voudrais tout le temps, des baisers comme les tiens, comme ceux que tu reçois, des baisers sans retenue, où la gêne est là mais le temps d'un instant suspendue.
Et j'en veux toujours toujours plus.
mercredi 15 février 2012
The fury
Parce que cela me semble impossible à réaliser, parce que j'en mourrais, parce qu'à chaque fois que l'idée me traverse je sens une pelletée de terre, en plus, tomber sur moi mon esprit.
Parce que ces vers me transpercent, me délaissent, parce qu'ils me rappellent aux états passés, je ne veux plus les voir, je ne veux plus les lire, parce qu'à chaque fois que je les entend je crois à une coïncidence perverse de la providence, parce que j'aimerais foutre en l'air toutes les associations que j'ai faites avec ce paragraphe bien précis.
Parce que je serais paralysée de vouloir aller vers lui, je serais plus que mal de me retrouver une fois de plus dans la même pièce que lui, parce que je voudrais me mutiler à chaque fois que mon regard se pose sur sa fenêtre allumée, parce que je ne sais plus, parce que je l'ai tellement aimé, j'ai tellement écrit de silences, aligné de trêves, jeté de mots vifs emplis d'événements éphémèrement heureux.
Non, plus rien à l'horizon qu'une étendue d'eau, car le sable j'en suis malade.
lundi 13 février 2012
Elle se nomme comme elle le veut
Oh cesse mon esprit rougit de flatteries, non, ces références me charment, m'enchantent, me donnent envie de me promener l'air heureux, juste l'air, parce que je ne me promène plus heureuse comme avant. Tu as tout effacé, tu réécris tout à ta manière, encore une fois, c'est joli, c'est charmant, c'est le summum des mots élégants, et d'ailleurs le mot élégant est sûrement le plus élégant des mots qui puisse être.
C'est Alix, la pomme venimeuse, le serpent de bonne augure, le rire difficile mais léger, le sourire facile mais dur, le regard complice, même plus besoin de mots, le talon qui bat la mesure sur le pavé, sur la musique de nos vies en sépia.
Nous rêvons de la Belle Époque, n'importe quand fût-elle, nous rêvons côte à côte à des milliers de kilomètres de distance, nous ne nous souhaitons que le plus beau, fusse la beauté source de malheur, de douleur.
La conscience de cette part de superficialité tout à fait justifiée, ce désir du vice, cette petite part misogyne en nous, alors qu'Ils sont aussi Tout. Se retrouver tout de suite casserait le charme, la distance ne fait que magnifier les promesses tues mais réelles, parce que cent fois je pourrais lui réécrire les mêmes choses, parce que quelque part même si les mots peuvent différer, le message sera toujours le même : souhaiter le meilleur à l'autre, souhaiter l'élégance et la beauté, souhaiter ce cadeau, que tu es, éternel.
Bien à toi.
Elsa.
jeudi 9 février 2012
Bonjour fantômes
Vous allez croire que je me répète, mais je trouvais cela beau. Pourquoi parler de répétition? Parce que je l'ai écrit quelque part ailleurs. Quelque part je m'en veux. Mais je me dis que ces mots là méritent d'être ici, aussi. Ainsi les voici ;
"
Les bouches de belles dents
De l'heureux sacrifice
Cet appétit du drame
Pour noyer l'ennui
Juste cela me semblait beau
Surtout l'ennui n'est ce pas ?
Je veux me tenir loin, très loin des jalousies.
Même si je ne suis pas le maître, dirait-on la maîtresse,
des mots. C'est moi qu'ils aiment, mais ce n'est pas à moi qu'il sont vraiment liés, un jour un autre c'est quelqu'un d'autre qu'ils ont aimé. Alors j'apparais dans leur défilement perpétuel comme pour braver leur vie chaste, pleine de figures répétées, mais après tout pourquoi ce véritable amour devrait-il être condamné ?
Je ne peux aller aussi loin que lui en la recherche d'absurdité;
C'est une absurdité que je trouve si belle et recherchée.
Un niveau que je ne pourrais atteindre.
Oh désolée pour ces rimes. Dans l'idée elles me semblaient belles, adaptées, dans l'écriture plutôt agréables.
Dans la lecture assez laides. Mais si je trouvais cela beau dans ma spontanéité, autant laisser les choses comme elles étaient :
vraies."
Les bouches de belles dents
De l'heureux sacrifice
Cet appétit du drame
Pour noyer l'ennui
Juste cela me semblait beau
Surtout l'ennui n'est ce pas ?
Je veux me tenir loin, très loin des jalousies.
Même si je ne suis pas le maître, dirait-on la maîtresse,
des mots. C'est moi qu'ils aiment, mais ce n'est pas à moi qu'il sont vraiment liés, un jour un autre c'est quelqu'un d'autre qu'ils ont aimé. Alors j'apparais dans leur défilement perpétuel comme pour braver leur vie chaste, pleine de figures répétées, mais après tout pourquoi ce véritable amour devrait-il être condamné ?
Je ne peux aller aussi loin que lui en la recherche d'absurdité;
C'est une absurdité que je trouve si belle et recherchée.
Un niveau que je ne pourrais atteindre.
Oh désolée pour ces rimes. Dans l'idée elles me semblaient belles, adaptées, dans l'écriture plutôt agréables.
Dans la lecture assez laides. Mais si je trouvais cela beau dans ma spontanéité, autant laisser les choses comme elles étaient :
vraies."
jeudi 19 janvier 2012
Hello Connan
Le ciel est blanc. Souvent on dit qu'il est gris.
"Il fait gris."
Et pas blanc.
Je ne trouve plus mes inspirations habituelles parce que : j'en ai légèrement marre de tout écrire dans la prose des soirées, des moments uniques, des vapeurs d'alcools ambrés et de la fumée des cigarettes qui m'enveloppe doucereusement à la lueur des flammes blablabla.
Mais quelles inspirations, quel genre adopter dès lors ? Je me sens capable d'écrire dans une seule voie : celle d'un spleen que je crois connaître.
Si au moins j'avais tout lu sur le Spleen de Paris.
Je me range aux supplications
Je m'arrange à subir
Sans modérations
Elle, l'élégante : c'est mon sujet principal. Dépeindre le portrait imaginaire d'une femme, d'une aura telle qu'elle ne peut exister. Ses traits varient, selon celles qui me donnent envie d'écrire, celles qui m'inspirent. Surtout selon Elsa, qui ne vit que dans ma tête aussi. Elsa, c'est un peu pour moi l'image de la Femme, perfectionnée, sans cesse, qui marche au ralenti dans des rues si vides qu'elle ne peut que les combler de sa présence. C'est une reine, chaque pas est un sacre, comme on s'en contrefout de ses fringues, de sa coupe de cheveux, ce qui nous intéresse c'est ce qu'elle dégage, c'est sa pensée, ses sourires, qu'importe la forme de ses lèvres.
Tombeaux froids
Gelés, encore
Toujours gisants
Sourds
Fermés
La mort
Dans ses habits d'hiver
Vient brutalement t'arracher
A les lubies, ta foi
Tes macchabées
Finis les moments
Les années
Il fait juste : froid.
jeudi 12 janvier 2012
Les départs arrivent

Je me sens tout le temps prise au dépourvu. A chaque fois je me demande quand est-ce que je prendrai le temps de pleurer, quand est-ce que je prendrai le temps de réaliser la fin des moments, les voyages des autres, les ruptures bruyantes ou silencieuses, parce que finalement ma tristesse est étalée sur de longs mois, sans que je puisse réellement réaliser pourquoi je me sens mal. Au final je ne prends même plus le temps de penser à ma tristesse, elle m'accompagne, c'est une mélancolie constante, je n'arrive pas à résoudre ces états, parce qu'ils ne me plaisent pas, pas tellement, non.
dimanche 25 décembre 2011
Deal with it

L'amour, combien de temps dure t-il ? J'ai l'impression qu'une théorie plane sur nous. Que l'amour ne dure que le temps qu'il se plaît à durer, au fil des caprices qu'il s'est créé, que les amants ont fixé, et souvent sans le vouloir. Je ne crois pas aux amours cinématographiques dont on ne voit jamais la fin, parce que même pas filmé, je ne crois pas aux amours des romans parce que, justement, c'est romancé, je ne crois pas aux amours chantés, inventés, non je ne crois même pas à l'éternel bonheur de personnages fictifs. Pourtant. Oui pourtant j'ai tellement envie de voir ma vie façon Princesse de Clèves, sans souffrance, pourtant c'est si beau, façon Bovary, Bel-Ami, Sorel, de la manière des Zolas les plus terribles, pourtant je me fais toujours ces scénarios sans fond, juste la forme, pourtant lorsque je regarde à la fenêtre, en écoutant les plus poignantes des voix, je me crois moi aussi personnage. Je suis malheureuse.
Je n'ai même pas pleuré lorsqu'il fallait. J'ai l'impression que rien n'a changé. Rien n'a changé. Mais je veux dire : j'ai l'impression que c'est trop futile. Trop facile. Deux jours plus tard, soit aujourd'hui, je me suis mise à perler des yeux, sans le vouloir, sans comprendre, sous un total autre pretexte, parce que j'étais à fleur de peau, et croyant pleurer pour autre chose, j'ai bel et bien pleuré pour ça.
Ma rage était telle, tout de suite la colère, marque au fer rouge des moments de douleur, je ne me croyais pas telle, pas si banale, j'ai honte de ma situation, j'ai l'impression de ne plus savoir vivre, marcher, parler, aimer, oui surtout aimer, parce que mon amour je ne sais pas si je l'ai, toujours, ou s'il est parti au fil des jours.
Si je pleure, est-ce d'une simple tristesse en regret du passé, ou est-ce La Tristesse, celle qui vous redonne l'inspiration des jours noirs, celle qui vous consume, le magnifique spleen des sentiments ?
Je ne sais même pas, ce qui signifie que je sais déjà, que je tenais moins à lui que je ne le crois, que c'est sûrement une bonne chose, je m'en persuade déjà pour ne pas, encore, verser les larmes de ma honte.
mercredi 14 décembre 2011
Bonjour l'aube et la fin des regards
Tout simplement parce que mes paupières commencent à se fermer, je sais quelle est la journée qui m'attend et je l'envie dans le fait qu'elle n'existe pas encore, si ce n'est que dans nos expectatives. J'envie les moments qui ne sont pas encore passés par la case présent. Pour l'aura et la lumière magnifique, prometteuse qu'ils projettent sur nos êtres en quête d'une beauté que l'on veut toujours plus.. belle. Comme sortir un soir en se disant que l'on rencontrera peut être celui qui peuplera notre vie et qui la peuplera longtemps, de manière si complète.. Sortir un soir en pensant hédonisme, en pensant que tout se passera sûrement bien, oui parce qu'on le veut.
At five none is awake
Je regrette le passé, la terrasse du Foy, il ne répond plus à mes messages et j'ai peur de perdre les moments que je passais avec lui à parler Kooples et Stendhal, Monsieur si près si loin, éternelle figure antique aux mots dépassés et beaux, viens avec moi braver les fantaisies du ciel parler des beautés de ce monde.
dimanche 11 décembre 2011
Now you do
J'ai pleuré. J'ai vu en une fraction de secondes tant de choses. Etait-ce un besoin, de laisser sortir mes larmes? J'aimerais faire durer le moment où j'ai eu soudainement envie d'écrire. Tellement. Mais ce moment ne peut durer : les mots manquent. Pour moi tout est en ces lignes. Elles me sont suffisantes. A chaque mot je les rallonge : je sais.
Alors ce moment : se finit.
Alors ce moment : se finit.
samedi 10 décembre 2011
Play straight
Et là je me suis dit : pourquoi ai-je arrêté?
Alors je continue.
Récemment mes écrits se sont dénués de charme. Pour mon inconnu public, ils étaient certes inexistants. Mais pour ma personne, ils étaient là, sans âme. Répertoriés. Ils étaient tapés sur mon téléphone, à l'aube à peine, rentrant des soirées sans attrait, lueur pâle et transcendante de mon portable dans ma chambre intoxiquée. De moi et de cigarettes. De ma présence. L'esprit encore éveillé, encore embrumé des vapeurs d'alcool et de regards profonds. L'esprit quelque part émerveillé de ces regards. Trop rares. Et mes écrits. Sûrement tout aussi identiques que précédemment, mais où était le charme, si je n'avais plus la plume à l'esprit et d'encre sur les doigts? Ils traitaient de ma nouvelle obsession sociale. Plaire. Plaire. Plaire. Comme une nouvelle idéologie, un nouveau mode de vie, se sentir bien via les autres et vouloir être la lumière qui brûle leurs ailes. De cette idée découle donc le mal être du narcissisme, la peur d'atteindre la totale superficialité, le ridicule de ne plus vivre pour soi d'abord.
J'écoute mes anciens démons. Ils me murmurent de me terrer, de rentrer dans mes murs écouter mes plus primitifs battements d'esprit. Je me mure dès lors, et retourne à cette écriture, qui je dois l'avouer, m'avait manqué.
Alors je continue.
Récemment mes écrits se sont dénués de charme. Pour mon inconnu public, ils étaient certes inexistants. Mais pour ma personne, ils étaient là, sans âme. Répertoriés. Ils étaient tapés sur mon téléphone, à l'aube à peine, rentrant des soirées sans attrait, lueur pâle et transcendante de mon portable dans ma chambre intoxiquée. De moi et de cigarettes. De ma présence. L'esprit encore éveillé, encore embrumé des vapeurs d'alcool et de regards profonds. L'esprit quelque part émerveillé de ces regards. Trop rares. Et mes écrits. Sûrement tout aussi identiques que précédemment, mais où était le charme, si je n'avais plus la plume à l'esprit et d'encre sur les doigts? Ils traitaient de ma nouvelle obsession sociale. Plaire. Plaire. Plaire. Comme une nouvelle idéologie, un nouveau mode de vie, se sentir bien via les autres et vouloir être la lumière qui brûle leurs ailes. De cette idée découle donc le mal être du narcissisme, la peur d'atteindre la totale superficialité, le ridicule de ne plus vivre pour soi d'abord.
J'écoute mes anciens démons. Ils me murmurent de me terrer, de rentrer dans mes murs écouter mes plus primitifs battements d'esprit. Je me mure dès lors, et retourne à cette écriture, qui je dois l'avouer, m'avait manqué.
dimanche 28 août 2011
samedi 30 juillet 2011
Why does nobody get interested in me ?
Situation Initiale :
-Mère qu'on qualifierait de banale, c'est à dire d'un point de vue très négatif. Le père travaille, il n'est guère considéré comme une figure à respecter. Cela ne signifie pas pour autant que la mère ne fait rien pour ses enfants : elle est un minimum sévère compte tenu de l'état végétatif de sa progéniture. Mais cette sévérité ne fait office qu'à la maison. Donc aucune autorité extérieure, et le personnage principal, qui a lui aussi reçu ce gène, le déplore.
-Très conscient de lui-même, en fin d'adolescence. Pas stupide, mais pas non plus doté d'une grande intelligence. Se sent moisir dans l'absolue soumission de sa famille et n'arrive pas à s'en sortir. Désir d'amitié très puissant, de contact, d'écoute. Malgré la situation familiale, le cliché le voudrait indépendant : pas du tout, incapable de vivre tout seul. Semble timide, parle peu, mais n'a pas non plus l'air d'un ermite hargneux. Intégré à diverses bandes "d'amis", se laisse mollement porter.
Element perturbateur :
Provient du perso principal lui même qui en manque absolu d'attention décide d'agir. Nombreux obstacles premiers, approches difficiles, pense qu'il est inutile et impossible de persévérer. Enfin, décide de s'inscrire à une sorte d'association de bénévoles consistant à aider moralement d'autres adolescents en étant des sortes "d'amis de secours". Pensant que personne ne peut devenir son ami, il pense qu'il est peut être possible qu'il devienne l'ami de quelqu'un.
Action :
-Diverses rencontres via l'association qui lui font ouvrir les yeux sur la vie des autres, étrangement semblable à la sienne. Etonné, il multiplie les rencontres, et, conforté d'être celui qui aide les autres et non celui qui a besoin d'aide, il s'invente une vie plus belle et moins monotone que celle qu'il vit vraiment. C'est cette vie qu'il raconte aux autres.
-Nouvelle vanité et arrogance très bancale et maladroite.
-Essais amoureux plus ou moins réussis via l'association.
-Rencontre alors une personne hors du commun qui a également, semble t-il, besoin de l'aide de cette association de bénévoles. Tombe amoureux sur une longue période. La vie de cette personne est un vrai trou noir. Elle envie une vie simple comme celle que vit réelement le Perso Principal, et envie encore plus celle qu'il fait croire à tout le monde désormais. Mais elle condamne également une vie trop parfaite et belle.
Résolution :
-Parce que cette personne hors du commun lui fait chaque jour la morale sans le savoir, il se rend compte de beaucoup de choses etc
Situation Finale :
-Il mûrit. Cette personne s'en va.
Inscription à :
Articles (Atom)

